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« La misère intérieure, prose peu poétique »
Vous savez, cette misère intérieure qui rampe insidieusement dans nos campagnes et dans les bas fonds de nos villes, qui prend dans ses tentacules les femmes et les hommes privés d’emploi et sans moyens de déplacement parce que trop cher, les familles nombreuses qui sont obligées d’envoyer leurs enfants à l’école le ventre creux car l’argent manque, les personnes âgées abandonnées, vivant dans l’indigence la plus totale et les malades dont les déserts médicaux qui les environnent, et que leurs petits revenus, empêchent de bénéficier des soins nécessaires à leur état de santé !
Mais que voulez-vous, cette misère intérieure là et devenue si banale, qu’elle n’a aucun intérêt pour le Bourgeois qui n’a pour elle, que des considérations lointaines et blasées, car elle sont peux intéressantes pour se faire voir et se faire valoir.
Non, il est de bon aloi, pour le Bourgeois de s’intéresser à la misère extérieure médiatisée, car il peut y épancher ses considérations superficielles et ainsi se donner bonne conscience en le faisant voir et savoir. Ainsi il est, le croit-il, dans l’air du temps !
Et puis, assurément, n'est Bourgeois que celui qui se sent l'être !
Johan (JR.).
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