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Ce monde m’exaspère.
Où l’on perd nos repères.
Où s’enfuient toutes nos valeurs,
Même celles qui viennent du cœur.
Comme des moutons vers l’abattoir,
Ils vont nous saigner, du haut de leur perchoir.
Et quand ils se regardent dans le miroir,
C’est pour se pâmer de leurs milliards.
Mais nous sommes complices de leurs méfaits,
Puisque nous même les avons portés
Vers cette sphère si dorée,
Que la lumière n’y peut entrer.
Que faire, que dire ? Attendre pire ?
Se révolter, se battre, dire toute notre ire,
Contre ce pouvoir diabolique,
Celui du mensonge et du fric.
Où est-il ce nouvel âge ?
Ce joli monde de partage,
Où main dans la main en chœur
Nous leur crierons notre rancœur.
Pour enfin porter aux nues,
Toute l’humanité et ses vertus.
Ses richesses, ses états d’âmes.
Tous ensembles, hommes et femmes.
Doux rêveur pathétique,
D’une Terre multiethnique,
Où la richesse naît dans les mots,
Fini euros, dollars, lingots.
Utopiste surréaliste
D’un monde pacifiste,
Où la guerre serait bannie.
Le bien suprême serait la Vie.
Doux dingue du verbe
Avec cette plume acerbe,
Brandissant ses idéaux,
Pour nous débarrasser de tous les maux.
Encore un dernier effort,
Détruire le moindre coffre-fort.
Enlever ce voile devant les yeux,
Afin de rendre ce monde heureux.
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