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Bonsoir à toutes et tous. Je sais que le cercle des poètes et poétesses n'a pas disparu. Et je me réjouis de le rejoindre encore ce soir.
La mer.
Les pieds nus dans le sable mouillé,
il regarde au loin et fixe l’horizon.
L’écume blanchit la cime des vagues
qui roulent et s’écrasent sur le rivage.
Il trébuche dans les algues emmêlées.
Son corps chétif est traversé de frissons.
Tel un doigt dans l’anneau d’une bague,
il plonge en avant et enfonce son visage.
Il allonge les jambes et en battant des bras,
s’éloigne de la plage avec fougue et fracas.
Au coucher du soleil, il marche sur les rochers.
Il affronte la colère de l’océan agité et furieux.
Qu’elle claque la lanière du fouet des déferlantes.
Qu’ils giclent les embruns de la marée sauvage.
Le spectacle envoûtant de la mer déchaînée,
à la fois inquiétant mais aussi délicieux,
brise ses tourments de caresses bruyantes
en sauvant son âme d’un funeste naufrage.
Et l’ivresse marine qui envahit son cœur,
le grise soudain d’une curieuse douceur.
Allongé dans les dunes, il contemple le ciel.
Sous une pluie d’étoiles, il rêve en voie lactée.
Couchée à ses côtés, une sirène charmante,
chuchote à son oreille des rimes amoureuses.
Le feu de bois crépite de milliers d’étincelles.
La chaleur est propice aux frottements salés.
Des baisers volés et une tendresse insouciante
bascule au firmament d’une étreinte fougueuse.
Quand le voile de la nuit recouvre son sommeil,
la mer le berce encore de ses ultimes merveilles.
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