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« La poésie, navire de l’Âme »
Que vous dire de moi et de cette Terre,
Où même, sous le plus radieux soleil,
Stagne l’ombre glaciale de la misère,
Au remugle qui sera, à jamais, pareil.
Est-ce là mon triste destin,
Qui me condamne sans fin,
À virevolter sans me poser,
Mourant d’abandon, épuisé ?
Il en serait ainsi, c’est sur,
Si la poésie, en moi, n’était !
Pour toujours me redonner,
Cette envie d’autres azurs.
Ainsi, en écrivant des vers,
Je voyage en lointaine terre,
Au gré de ce que j’ai envie,
Au-dessus des chamailleries.
Il n’y a pas plus auguste navire,
Que la page blanche qu’on enivre
De mots imprégnés de sa poésie
Pour ramener son âme en paradis.
Johan (JR.).
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