Les Re...Vers de la vie

 

Mes poèmes - Moi

 

Les cigales (Poème )

le jeudi 27 septembre 2018, à 22:48. Posté par Claude


    Les cigales





    Les cigales ont fini de jouer des castagnettes,
    On ne les entend plus, c’est la fin de l’été,
    A présent le silence seulement nous entête,
    Le dernier vent d’autan les a toutes emportées.

    Elles sortent au grand jour, quand la terre se réchauffe,
    Simples larves discrètes déjà fragilisées,
    Et celles qui survivent pour quelques mois nous offrent
    Ce pimpant récital aux portes de l’été.

    Les cigales ont donné leur tout dernier concert,
    Les violons de l’automne vont crisser à leur place,
    Leur mort tant annoncée fait que mon cœur se serre…
    Je sais que dans la vie, le bonheur est fugace.

    Les cigales désertent les lieux de nos vacances,
    Le mauvais temps arrive, il les fait décamper,
    Le vent qui tourbillonne ne laisse pas de chance
    A l’insecte bruyant qui a su nous charmer.

    Parfois quand j’en prend une dans le creux de ma main,
    Le bruissement des ailes s’atténue aussitôt.
    Je contemple l’insecte, fabuleux musicien
    Qui veut concurrencer le chant de nos oiseaux.

    Ses ailes transparentes ressemblent à ces vitraux
    Qui dans les nefs obscures donnent aux cathédrales
    Ce miroir lumineux qui n’est qu’un pur joyau
    Mais pourrait se briser à la moindre rafale.

    Monsieur de La Fontaine, vous n’avez pas raison,
    La cigale n’est pas insouciante et frivole,
    Elle n’a que l’été pour offrir sa chanson,
    Elle doit nous quitter et cela me désole.

    Certains diront bien sur que c’est insupportable,
    Et que ce son aigu leur casse les oreilles
    Pendant qu’ils font la sieste, c’est plus qu’inconcevable
    Que des cris si stridents leur gâchent le sommeil.

    Ceux là ne savent pas apprécier la nature,
    Pendant que tant d’espèces disparaissent peu à peu,
    Alors qu’on a la chance sous un ciel bleu azur
    D’ entendre les cigales et leur chant si précieux.

    Sous le flot des bourrasques, elles battent de l’aile
    Et tel un vieux moulin se trouvent décharnées,
    Lorsque les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Leur pauvre corps meurtri s’est déjà dispersé.

    Maintenant nous allons vers une autre saison...
    Dès les premiers orages qu’on a vu éclater,
    Quand le temps fin Septembre n’est pas très folichon,
    Mes amies les cigales vont vite déchanter.

    Claude écrit le 27 Septembre 2018




<< Retour aux poèmes

 

 

 

Mes poèmes - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet