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« L’Aube et le Crépuscule »
Oh ma mie !
Je déteste ce méchant moment,
Où le jour point son frêle nez,
Derrière les jalousies de bois,
Laissant sa pâle lumière passer.
Car, ma douce, ce moment me signifie,
Qu’il me faudra bientôt, vos bras, quitté,
Pour aller en d’autres lieux y guerroyer,
Soit de mes vers chantés ou de mon épée.
Je ne sais quand sera mon attendu retour,
Où vous rallumerez la flambée en mon cœur.
Où je vous ferai de nouveau languir d’amour.
Nous mettant, tous deux, en grand bonheur.
Le destin ma Dame n’est que vile cascade,
Qui nous fait chuter de félicité en malheur,
Nous enlevant trop vite l’alloué bienheureux
Pour le remplacer par une incertitude maussade
Oh ma mie en contraire !
J’aime cet instant charmant,
Où le jour, en la nuit s’égard,
Glissant nos corps d’amants,
Dans des tumultes hagards,
Car ma douce, ce crépuscule,
N’est autre, que l’aube du rejaillissement de notre amour.
Johan (JR.).
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