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« Aronde hardie »
Comme je voudrais être bel oiseau,
Pour traverser le noir air de la nuit,
Afin de gagner le palais bien beau,
De ma Dame et m’y poser sans bruit.
Mon souvenir d’elle me la rappelle,
Joyeuse et rebelle, et surtout si belle,
Avec son visage radieux de lumière,
Qu’un sourire illumine de mystères.
Gentille fée, de la forêt, je vous prie,
Changez-moi en belle aronde hardie,
Fendant l’espace en un coup d’aile,
Et briser l’écart qui me sépare d’elle.
Ce serait là, mignonne fée, un gentil sort,
Qui nouerait deux amours d’un lien d’or,
Qu’aucune séparation ne pourrait défaire,
Si ce n’est, que fatale tristesse mortifère.
Johan (JR.).
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