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« Nature »
C’est toi qui mets en joie mon cœur !
Qui avec les fleurs me fait bonheur,
Rendant pluies et vents que douceurs,
Neige et givre salvatrices fraicheurs.
D’amitié, quelquefois, tu m’écartes,
Me protégeant de tes fortes colères,
En épargnant ma précaire chaumière,
De tes courroux qui soudain éclatent.
Tu es la seule qui vaille, en ce monde,
Qu’on s’y attache, de cœur et d’âme.
Car tu es l’essence même, du charme,
Qui efface toutes vilenies immondes.
J’aurai bien peine à te quitter un jour !
Mais tu m’auras enseigné l’espérance
Qu’avant un adieu, il y a eu le bonjour,
Qui ouvre nos âmes à votre déférence.
Dame, Nature,
Je joins mes mains en prières,
Pour qu’a certains, vous pardonniez,
De faire, à votre beauté, si graves misères,
Pour de vils gains qui les déshonorent.
Johan (JR.).
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