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« Le silence d’un coquin »
En un pays joli, deux belles dames,
À un coquin, apportèrent leurs saluts
Auxquels il ne répondit, que brame
Car paraître intéressé, il ne voulut.
Il savait que son attitude piquerait,
De ces belles dames, les curiosités.
Il en fut ainsi, car elles le cru muet
Et virent, que les trahir, il ne pourrait.
Elles l’invitèrent en leur joli palais,
Et lui offrirent le gite et le couvert.
Tout en joie elles le déshabillèrent,
Sur son dos un odieux chat, elles jetèrent.
Le coquin, griffé, ne poussa pas de cris.
Confortées elles le mirent dans leur lit,
Et l’y gardèrent en délices un temps infini,
Où doux tourments replacèrent tout ennui.
Quand il fallut quitter ces friandes amies,
Le coquin était, à force d’amour, si langui,
Qu’il ne put raconter, même en vanterie,
Qu’il s’en revenait d’aventures en paradis.
Oyez gentils gens, ainsi vous savez que,
Quelquefois, le silence n’est pas que d’or.
Il peut être aussi, fait de débordants amours.
Et que souvent, coquins en maux de jolies pirouettes,
Savent d’expérience, comment volent belles alouettes.
Johan (JR.).
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