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Accueillis par une légère bruine,
Le chemin vers le soleil nous avons choisi
Sans doute une inspiration divine.
Grand bien nous en a pris.
Un chemin bordé par la voie ferrée,
Où ne passe que de rares motrices,
A peine humide de cette nuit d’ondées
Sous le feuillage d’une végétation débitrice.
L’été, en effet, a bien trop duré
Si bien que l’eau vient à manquer.
Longeant de la rivière le lit,
L’oreille en alerte de tout bruit.
Tel ce battement d’aile d’un héron
Prenant son envol avec en son bec un gardon,
Remontant le cours d’eau dans son ascension.
Peut-être pour rassasier ses oisillons ?
Spectacle magique, savouré à l’unisson
Par le père et son petit garçon.
Nous rapprochant de la berge,
De ces galets plus très vierges,
D’avoir roulés tant et tant d’années,
Et par la fureur des eaux, sculptés.
Quelques îlots de verdures touffus,
Havre de paix de castors repus.
L ’eau scintille du soleil d’octobre,
Bien enfoncée dans son lit, sage et sobre,
Elle nous offre ses trésors automnaux.
Vol de canards, grenouilles sautant bien haut.
Une journée pleine d’air pur
Qu’affectionne la nature
Avec toute la féerie,
La beauté simple d’un après-midi.
https://youtu.be/qBg5BaX0a-8?t=16
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