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« Si je ne puis vous aimer !»
Oh pauvre chevalier que je suis !
Ma dame me cherche querelle,
En m’accablant de ses ennuis,
Pour ne plus avoir, d’elle envie.
De ce lien, je ne veux délivrance !
Car, sans lui, je ne suis plus rien.
Rien d’autre qu’un cœur en errance,
Qui, de son amour, aura grande faim.
Vous perdre madame, serait malheur !
Par votre sourire, la vie belle, me semble.
Sans vos baisers, ma vie se meurt.
Pour elle, je frisonne et je tremble.
Ma dame, oyez ma gênée supplique !
Que gagnerez-vous, si je me résigne,
À ouïr vos desseins machiavéliques,
Sinon, que victoire, de vous, indigne ?
Mais comme point mal je ne vous veux,
Si en était ainsi, je vous laisserais liberté.
J’irais combattre ces méchants Français,
En espérant me faire tuer d’un de leurs traits.
Ou mourir sur un de leurs coutumiers bûchers.
Johan (JR.).
https://youtu.be/l1Y2lew_iQM
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