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Le Slam.

le jeudi 11 octobre 2018, à 19:46. Posté par Pascal


    Hommage et Respect à la communauté des poètes. Tout le monde est le bienvenu pour ce moment de partage universel. Vive la poésie!


    Le Slam est un tournoi, une vraie joute oratoire,
    A vivre dans un bar comme les brèves de comptoir.
    Le palabre est joyeux ou grave ou élogieux,
    Décrit même les travers d’un monde calamiteux.
    Trouvères des temps modernes, les poètes déclament,
    Rendent à la Poésie sa splendeur et sa flamme.
    Des vapeurs d’alcool et les verres qui se lèvent.
    Les slameurs décollent pour des vers qui soulèvent.
    Celui-ci qui s’lamente, celle-là qui s’la pète.
    Une autre se veut aimante quand un dernier rouspète.
    Les envolées lyriques, maîtrisées ou foireuses,
    Libèrent une parole aux rimes ravageuses.
    Les sculpteurs du langage modèlent avec les mots,
    Mettent en forme la prose, cisèlent du stylo.
    Sur leurs feuilles de papier créent des figures de style.
    Claquant des cordes vocales, ils défigurent les styles.
    Et la voix du poète qui vient rompre le silence,
    Conte par des pirouettes l’humeur de sa romance.
    Que virevoltent au hasard les lucioles de son art,
    Les prouesses verbales du troubadour d’un soir
    Qui assombrissent le jour de fureur et de bruits,
    Illuminent la nuit de douces heures et d’écrits.
    L’humour comme l’ivresse décline ses calembours.
    L’amour telle une caresse cajole avec glamour.
    L’émotion électrise, une tension à son comble,
    Et de rires aux éclats, c’est la joie qui inonde.
    Les mémoires d’outre-tombe, les souvenirs d’antan,
    Le réel au présent, ici et maintenant.
    Une salade de fruits de consonnes et voyelles.
    Des goûts et des couleurs à la saveur du miel.
    Nos chevaliers chevauchent de curieuses montures,
    Entrechoquent les phonèmes jusqu’au point de rupture.
    Conjuguer avec verve liberté et passion.
    Signifier avec force de belles convictions.
    Décrire sans relâche les funestes oppressions.
    Sentir avec grâce ces tendres impressions.
    Pour capter l’attention du fringant auditoire,
    Ils pèsent chaque expression sur le fil du rasoir.
    Les vibrations sonores, en sortant de leur bouche,
    Fendent l’air, piquent au vif avec des mots qui touchent,
    Sifflent à vos oreilles dans le but de faire mouche.
    Les sentences péremptoires, des phrases alambiquées,
    Ces jeux de mots à tiroir aux propos colorés
    Aucun sujet tabou, ni censure, ni procès
    Pour offenser le Verbe et tuer la Pensée.
    Alors n’hésitez pas et laissez-vous tenter.
    A gorge déployée, osez un Kata strophes
    Votre voix de velours en sublimera l’étoffe.
    « Restez vivant »

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