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à la branche commune
de l'indécence avouée,
tapis sur l'ombre
des salutaires monnaies,
les pauvres se rassemblent
comme des hirondelles
pour partir en voyage,
les uns pour trouver refuge
dans le déluge,
les autres pour retrouver
un air propice
à leurs nids douillets,
dans ce tumulte argenté
des pièces claquant sur le bitume,
une couverture, un sandwich,
quelques miettes
de nos bonnes assiettes
suffisent à réchauffer
des coeurs à l'abandon,
nulle prière ne couronne de succès
les clairons qui sonnent
l'hiver de glace,
un jour, c'est ton toit à toi
qui s'ennuiera
des désirs avides,
en émoi,
tu crieras que toi et moi
cueillons le fruit
d'un même arbre
qui se délabre
maddam le 11.10.2018
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