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Le froment était déjà plus que mûr,
Son épi se balançait sous le vent.
Les herbes folles s’agitaient aux murs,
Les cieux se peignaient dangereusement.
Le balancement de toutes les tiges,
Ressemblait à l’ondoiement liquide,
Grand champ agité, levé en litige.
Chaque mouvement était intrépide !
Plus l’heure avançait, plus le temps hourdait !
Les éclairs zébraient un ciel chargé,
Un tonnerre, au loin, maugréait, ruait,
Voulant étaler l’endroit inspiré !
Le terroir portant grandes céréales,
Fier du normal, soutenait ses mottes.
Venant ennoblir ses glèbes féales,
Il s’embellissait comme un vrai zélote !
L’orage filant, le temps devint clair,
Battant en retraite, il s’escamota !
La contrée devint calme en un éclair,
Pour jouer son rôle en grande diva !
Soleil revenant, brillait graminée,
Les rais se posaient sur cette province,
En grand conquérant usait d’herminées
Tout en sillonnant son azur en prince !
Ce qui est sa vie, sera dans le temps,
Ne regardant point que tout le présent,
Pour ne plus lutter contre tous les vents,
Afin de sentir se réchauffer l’an !
Ainsi les choses tiennent leur place,
Blés, froments, orges, sarrasins, tousselles,
Ces familles nées en haut du Parnasse,
Elles nourriront toute jouvencelle !
plumedefou
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