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« Le Lutin des bois d’Amenon »
Quand la feuille tombe, sous la caresse du vent.
Quand les oiseaux chantent dans le frais matin.
Moi, je reste blotti en mon repaire charmant,
Bien loin, me tenant, des souffrances du temps.
Hélas, en ce refuge douillé, l’amour m’a retrouvé,
En me faisant voir, l’image d’une irréelle beauté.
Cet amour, de nouveau, m’a capturé en ces filets ;
Car je n’ai que désir que de ce je ne puis posséder.
Quand de moi elle s’approche, je deviens fébrile.
Pour cette perle, mes sens et ma raison basculent.
D’émotion mes mots n’osent avouer mon amour,
A cette si enchanteresse fée, plus belle que le jour.
Ses beaux yeux d’émeraude m’ont tant envoûté,
Que d’eux, je ne puis me passer sans m’apeurer.
Car, près d’elle, ma timidité me met en frayeur,
Que plus hardi que moi, ne m’enlève ce bonheur.
La léthargie d’amour du petit Lutin que je suis,
Amuse, beaucoup, cette belle damoiselle aillée.
Elle ne semble pourtant pas, pour cela, m’ignorer
En me le faisant savoir, d’un sourire sans ennui.
Alors, le petit Lutin timide et soucieux que j’étais,
Eut, si fort, envie d’avenir, qu’il supplia la belle fée,
De lui donner, par sa magie, l’audace de la courtiser.
Ce qu’elle fit en y ajoutant en plus un doux baiser
Pour que ce sort, en ces bois d’Amenon, soit ainsi scellé.
Johan (JR.).
https://youtu.be/1JlVRDppqNU
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