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Comme un Pied…
S’il m’arrive souvent de buter sur un vers,
Quand mon ‘ crayon ‘ et moi, tous les deux on se ‘ mine ‘
Je fais tout ce qu’il faut pour trouver une rime,
C’est pas dans ma nature de mettre pied à terre.
Quelquefois je plagie, oui j’ai honte, je triche,
Je pique quelques phrases à Musset ou Hugo
Et pour cette effraction où je vole des mots,
Je dois utiliser, bien sur, un pied de biche.
Quand j’écris un poème, c’est une rude épreuve,
C’est comme un marathon, longtemps, ça peut durer,
Ca ne vient pas de suite…mais je suis MOTivé,
Le stylo dans la main, je me met à pied d’œuvre.
Si au bout de six mois, m’y prenant comme un pied,
La page est toujours vierge, sans ratures ni tâches,
Reprenant le dessus, je me remet en Marche…
N’en déplaise à Macron qui me casse un peu les pieds.
Toujours persévérant, je ne lâche pas pied,
Dans mon coin je ‘ rumine ‘ un peu comme une ‘ vache ‘,
Mais je sais qu’un beau jour, je l’aurai à l’arrache,
Je l’attend de pied ‘ ferme ‘, ce pied qui m’a manqué.
Le matin je me lève, toujours du mauvais pied
Car dessus mon balcon plusieurs pigeons roucoulent,
Ca me donne l’idée pour mieux les effrayer
D’enfiler mon costard qui est en pied de poule.
Pas question d’inviter une fille dans un bal,
Je verrai mes avances aussitôt repoussées
Car en plus que d’avoir l’haleine d’un chacal,
Pour couronner le tout, je danse comme un pied !
Qu’importe si il est, mal foutu et pas beau,
Ce pied qui pour l’avoir m’aura bien fait suer,
Car même un peu bancal je saurai le caler,
Il n’y a pas de honte à avoir un pied-bot.
J’ai du mal à écrire, en moi tout est confus,
J’ai mis trop de poèmes, de récits en ‘ chantier ‘,
Je suis au pied du mur mais tout est cloisonné,
Alors en attendant, je fais le pied de ‘ grue ‘.
Pour pondre quelque chose, ça devient un calvaire,
Souvent, je dois me battre, et j’en reste blessé,
Devant ce combat là, je me sent désarmé,
Pourtant je suis toujours dessus un pied de guerre.
Plus j’ai beau m’acharner et plus je me dépense,
Moins j’arrive maintenant à savoir les compter,
Pourtant j’aurai aimé baigner dans l’opulence
Comme François Fillon qui vit sur un grand pied.
Dans une goutte d’eau, je pourrai me noyer,
Mais pour vous, j’en suis sur, ça serait pas un drame,
Tout le monde s’en fout que pour ce pied je rame
Et que je disparaisse quand je n’aurai plus pied.
Mon médecin m’a dit : ‘’ il faut vous aliter ‘’,
Car sans vous offenser, vous êtes un grand malade
Je vois que votre état chaque jour se dégrade,
Vous reprendrez tout ça quand vous serez sur pied ! ‘’
‘’ Au travail mon ami vous aller vous tuer,
Vous avez le bocal vraiment trop agité,
Quelques jours de repos ça va vous requinquer
Et quand vous ‘ sentirez ‘ que vous ‘ pétez ‘ la forme,
Vous prendrez votre pied et il sera énorme,
Oui, mais en attendant soyez bien inspiré,
Ne baissez pas les bras, levez plutôt le pied ! ‘’
De la vraie poésie, j’ai déjà fait mon ‘ deuil ‘
Et c’est la ‘ mort ‘ dans l’âme que j’ai tout ‘ enterré ‘,
Ca ‘ tombe ‘ vraiment mal, plus d’idées à ‘ creuser ‘…
A mon âge avancé, j’ai plus bon pied bon œil.
Ami(e) étant conscient que j’écris assez mal,
Ne me met pas trop vite dessus un piédestal.
Pour écrire ce texte, j’ai beaucoup travaillé,
Non ! je n’ai pas chômé…..ne me met pas à pied.
Tant pis si mon poème ne va pas bien marcher
Et si en me lisant tu n’as pas pris ton pied.
Merci pour ton passage et si de mes pensées,
Tu t’en lave les mains…ça me fera les pieds.
Ami(e) je te conseille si je peux me permettre…
Ne prend pas cet écrit même au pied de la lettre,
Tu auras bien compris que j’ai fait le malin
Et qu’à défaut de pied, j’ai pris les choses en main,
Tout ça pour qu’a travers ce texte déjanté,
A la littérature, je fasse un pied de nez.
Je finirai un jour par avoir la main ‘ verte ‘
Et une bonne idée ‘ germera ‘ dans ma tête,
Je ne suis pas toujours au ras des ‘ pâquerettes ‘
Lorsque je serai fier de cette découverte,
Je me retirerai sur la ‘ plante ‘ des pieds.
Ma petite fable
Quel bougre d’animal cet étrange mille-pattes,
Il avance, il recule, par ou va-t-il entrer ?...........
Non, ce n’est pas le genre de vers qui vous épate,
Ce vers pas reluisant… bête comme ses pieds !
( Merci à Ivy et Rivaudais car c’est grâce à vous que j’ai été inspiré
pour écrire ce texte. En effet, suite à un échange de commentaires
avec vous sur un poème d’Ivy, : ( Instantané Constellé ), le ‘ pied ‘
a déclenché en moi une prise en ‘ main ‘ de ce mot.
Pour moi, cela a été le ‘ détonateur ‘même si ma simple bafouille ne vous coupera
certainement pas le ‘ souffle ‘ car je pense que je me suis souvent mélangé ‘
les ‘ pinceaux ‘.
Bien amicalement à eux et à vous.
Claude écrit le 15 Octobre 2018
https://www.youtube.com/watch?v=Rrwc1PCT2u0
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