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Gribouille.
Ce chat est entré dans ma vie par hasard.
Pour faire plaisir, il n’est jamais trop tard.
Au désir de ma tendre fille, j’ai cédé finalement.
Gribouille a rejoint notre famille, depuis trois ans.
Sa présence familière, devient une habitude.
Son contact régulier, procure de la quiétude.
Quand il vous agace, avec ses gesticulations, vous aimez son audace, ses félines attentions.
Soudain, un incident assombrit l’horizon ; Gribouille a disparu sans aucune raison.
Sans vous sentir coupable de sa disparition, votre esprit tout entier bascule dans l’émotion.
La panique vous submerge, la peine vous envahit.
Vos sentiments divergent, face à ce sort maudit.
La chute de Gribouille est un simple accident, le fruit de son instinct pour aller de l’avant.
Un bruit, un dérapage l’ont jeté du balcon ; l’animal a bondi pour choper un pigeon.
Vous avez beau chercher, dans tout l’appartement, prenant enfin conscience qu’il n’est plus en dedans.
Vous êtes transpercé d’une épée de souffrance, portant la trahison de la précieuse confiance, de celle qui vous confie, durant sa propre absence, le soin de protéger son compagnon d’enfance.
Il faut vous ressaisir et vous mettre à chercher, ratisser le quartier, les buissons, les fourrés.
Sans vous décourager, fouiller sous les voitures, dans les cages d’escalier, les caves et les ordures.
En fin de soirée, tous les efforts sont restés vains.
Vous craignez pour sa vie un horrible dessein.
Dans un ultime espoir, vous sortez dans la nuit, pour une ronde sans bruit et débusquer ses cris.
Soudain, votre persévérance semble récompensée.
Au loin, une silhouette blanche s’est mise à miauler.
Vous avancez, avec prudence pour ne pas l’effrayer.
Tapi sous un arbuste, il guette et s’apprête à filer.
Quelques mots familiers, bruits de clés, mon bébé, lorsqu’il vous reconnaît, il s’approche à vos pieds.
Votre joie est immense et vous l’étreignez très fort, ne craignant ni griffures, ni ses dents quand il mord.
Vous retournez chez vous, intense réconfort ;
Gribouille est retrouvé, vous oubliez les remords.
Mais, je n’imaginais pas, qu’un jour cet animal, déchaîne, au fond de moi, une angoisse viscérale.
Remuer ciel et terre, pour un vulgaire matou ; juste un chat de gouttière à en devenir fou.
Au lieu de le gronder, je loue son innocence, en laissant de côté les stupides remontrances.
Alors, de ce récit, je retiens cette simple évidence : même si je me sens fier, j’ai eu beaucoup de chance.
https://youtu.be/vzyDdzeeq68
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