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Et je n'ai même pas envie,
Qu'il pleuve dans ton cœur,
Qu"on inonde ton esprit,
Que tu te noies, que tu meures.
Je n'ai même pas envie que tu aies mal
Ou que tu souffres comme un chien,
Que la peine changée en pal
Vienne se loger au creux de tes reins.
Je n'veux pas cracher sur le goudron ;
Insulter des gens qui n'y ont rien à voir ;
Crier sans m'arrêter, dans toutes les directions
Que tu es la cause de mon désespoir ;
Mêler mes larmes à de l'alcool pur
Et réfléchir dans un profond coma ;
Frapper, les poings serrés, contre un mur
Que de toutes façons je ne briserai pas.
Je n'ai même pas envie de reporter ma haine
Sur des insectes, ou animaux faciles à tuer,
Je préfère dératiser mon esprit des vermines qui traînent
Et y faire brûler toutes les araignées.
Je n'ai même pas envie d'être méchant,
De te faire culpabiliser, pleurer, crier...
Je veux juste un assez bon pansement,
Qui puisse, moi, me faire arrêter.
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