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Les larmes
Que ce soit de bonheur, que ce soit de chagrin,
Témoignant de nos peines autant que de nos joies,
Les larmes qui s’écoulent ou celles qu’on retient
Prennent toujours leur source au plus profond de soi.
Quand nous les essuyons d’un revers de la main,
Sur nos lèvres elles laissent un goût tiède et salé,
Comme le fait la mer déposant ses embruns
Que l’alizé des cils finira par sécher.
Elles viennent souvent dès la petite enfance,
Lorsque nous avons peur des ombres de la nuit,
Nous les sentons monter, privées de l’espérance
Quand nous songeons déjà à notre fin de vie.
Certaines, imprévues, arrivent par surprise,
On voudrait les cacher mais c’est cause perdue,
Malgré leur amertume, rien ne nous autorise
A arrêter leur flot souvent inattendu.
Alors, pourquoi vouloir étouffer nos sanglots ?
Laissons les s’immiscer et quitte à en souffrir,
Sans plus de retenue, entre nos yeux mi-clos,
Acceptons la raison qui les a fait venir.
Laissons les sur nos joues ruisseler et s’épandre
Pareil à la rivière qui ne suit plus son cours,
Laissons les déborder au fil de leurs méandres
Quand nous sommes détruits par un chagrin d’amour.
D ’arrivées en départ, sur le quai d’une gare,
Souvent les retrouvailles ressemblent aux adieux…
Les larmes sont des vagues qui au fond du regard
Roulent leur peine immense et se noient dans nos yeux.
Claude le 24 Octobre 2018
https://www.youtube.com/watch?v=msCHA4D3lo4
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