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En petits Brins se couchent les alexandrins,
Au moment où du matin , perce la lumière,
Et quand doucement, la feuille vierge, éclaire, tendre,
Cette feuille vierge alors s'entends, se détendre.
Les mots si souvent mis en attente, non dits,
Ils persévèrent à se poser sur cette feuille
A vouloir en continu former un recueil,
Ces mots qui au fur et à mesure se cueillent.
Ils s'acueillent avec le plaisir de découverte,
ils chantent légers, par les pages protégés,
Et jaillissent soudain, recouvrants de beaux prés,
Mots infinis ont pris des ans à s'inventer.
Ils prennent l'accent de nombreux terroirs, histoire
A parcourir tout du long des lignes amoureuses,
Avec la délicatesse voulue atteinte,
Tout le poème à ce momet prend sa vraie teinte.
Alexandrins d'un matin , vous me défiez fort,
Je sers encore entre mes doigts la plume , fort,
Vous êtes tous, le plus joli des contreforts,
Et de vous faire naître ici, j'ai fait l'effort.
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