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A toi mon amour (À ma femme +)
Lorsque je serai vieux, très très vieux, mon amour,
Survivant oublié, le dos courbé par l'âge,
Un vieillard en sursis baissant de jour en jour,
Vois-tu, je t'aimerai encore davantage.
Lorsque je n'aurai plus que quelques cheveux blancs
Et que je n'aurai plus ma mémoire, peut-être,
Je te reconnaîtrai dans nos petits-enfants
Oh oui ! je t'aimerai toujours de tout mon être.
Quand l'âge et la douleur auront creusé mes traits,
Quand même ma prunelle à jamais obscurcie
Ne pourrait plus te voir, pourtant plus que jamais
Je t'aimerai vois-tu jusqu'au bout de ma vie.
Quand on a près de soi la femme que tu es,
Alors l'Amour, c'est sûr, ne craint pas l'habitude.
Car il grandit sans cesse au long des jours passés
Et de cela j'en ai déjà la certitude.
Lorsque je serai vieux, très très vieux, mon amour,
Silhouette oubliée au dos courbé par l'âge,
Mort-vivant en sursis baissant de jour en jour,
Oh oui ! je t'aimerai encore davantage !
Paris 1973 (Hélas! elle n'a pas eu la chance de vieillir. Et moi je ne l'ai jamais oubliée)
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