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https://youtu.be/Pkg2TFuDyZ0
« La page blanche »
Il est plein de chagrin le poète,
Devant sa feuille lactescente,
Vierge de toute noire perlette,
Gouttant de sa plume en attente.
Alors c’est ainsi, se dit le poète,
Rempli de son supplice d’être,
Que se traduit ma dure frayeur,
De sentir ma muse en malheur.
Blafarde aurore pour le poète,
Qui ne discerne que la grisaille,
Comme teinte de son âme inquiète,
Devenue inféconde comme rocaille.
Le poète pleure de ne plus, de mots, écrire,
Sur une page éthérée de son livre d’heures.
Il pleure de ne plus faire naitre des sourires,
Quand son écriture devenait source de bonheur.
Johan (JR.).
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