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Le scarabée et la fourmi

le jeudi 08 novembre 2018, à 21:34. Posté par François.CRETEAU




    Le scarabée et la fourmi


    Un Scarabée pique prune rangeait le désordre
    De son habitat de la rue des bons châtaigniers
    Il y avait tant et tant de raretés qui y trônaient
    Qu’il n’avait jamais osé y mettre le bon ordre
    ¤
    Il se répandit dans la belle contrée des arbres
    A touffes que le Scarabée pique prune possédait
    Dans la trogne une oeuvre d’art bien cachée
    De valeur inestimable, objet du grand palabre
    ¤
    Une Fourmi blanche rebelle dans sa colonie
    A l’égoïsme soutenu par une tentation ardue
    Se mit à rêver de posséder cette oeuvre perdue
    Pour la revendre d’un bon prix à son sain profit
    ¤
    Elle s’enquit de rejoindre le Sieur Scarabée
    Se présenta à lui altruiste et de conversation
    Engagea la parole : « Dans quelle condition!
    Vivez vous mon ami, je vous sens bien fatigué»
    ¤
    - Serait ce la rudesse rêche que vous déployer !
    A votre ardeur qui vous cause tant de souffrance
    Soyez sage! Je puis vous aider à votre décence
    Altruiste je saurai vous débarrasser avec amitié
    ¤
    Le Scarabée fort content de cette aide fortuite
    Demanda à la fourmi le pourquoi de son attitude
    Celle-ci starlette de la comédie dans sa certitude
    Lui dit: - L’amitié ne peut avoir que bonne estime
    ¤
    Dame Fourmi revint le lendemain accompagnée
    D’un bon expert des antiques objets détroussés
    Ils vidèrent le vieux grenier de ses trésors signés
    Ne laissant là, bien rangé que le menu fretin cassé
    ¤
    Le débarras malveillant fut terminé promptement
    Et le Sieur Scarabée pique prune fut tout surpris
    De voir son grenier vide dans tous ses coins, ravi
    Il s’anoblit d’un merci à Dame Fourmi s’en retournant
    ¤
    Les mois passèrent puis un jour le Sieur Scarabée
    Se souvint qu’il possédait dans son grenier une pièce
    Héritée d’un de ses aïeux et déposée par sa nièce
    Toile rare était t‘elle, que jamais on ne l’avait déballée
    ¤
    Seul portait-elle, le sceau passé de cet aïeux signé
    Sur la pelure de son huile léchée à belle teinte d’or
    Et un jour de bel été Sieur Scarabée vers le dehors
    S’en alla visiter sur la place les toutes riches antiquités
    ¤
    Il y trouva en bonne place la pimpante Dame Fourmi
    Qui vendait quiète une rare toile, à la signature d’or
    Il la reconnut certain, d’être celle de son aïeux mort
    Il s’empressa de vouloir prendre à son compte le délit
    ¤
    Dame Fourmi blanche placide et forte en son bon fait
    Lu répliqua : Mon cher étourdi Scarabée, vous ai-je lésé
    Je ne vous ai volé, aisé vous m’avez, fatigué mandé
    Et Vous aider fut de donner, bonne raison à ma moralité
    ¤
    Ne vous fiez pas à ceux qui vous feront un jour présumer
    Qu’ils agissent uniquement pour votre principal intérêt
    Leur égoïsme les rend perfides dans leur véreuse volonté
    De vous ruiner, voleur stoïque de votre confiance assurée.
    ƒC

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