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A l’aube de nos vies
A l’aube de nos vies, tout peut recommencer
Dans l’ambre convoitée d’un jour imaginaire
Réglant l’éternité de nos fuseaux horaires
Sur les talons aiguilles d’un tic tac dépravé.
Je n’en connais pas une qui ne voudrait renaître
Des cendres des étoiles et de leurs tisonniers,
Je n’en connais pas une qui oserait remettre
A demain ce qu’on peut aujourd’hui espérer.
L’aube attend toujours sa transfusion sans guigne
Au creux d’un cathéter de gouttes de rosée.
Rongée par le cancer de ses tumeurs malignes
Qui sont les métastases de nos complexités.
A l’aube de nos vies, quand la mort va renaître,
Le fœtus de nos ombres viendra nous habiter…
Mais il faut avant tout ne rien laisser paraître
De ce plaisir immense qu’on a de tout quitter.
Claude
Ancien poème écrit en Février 2017
( j’ai essayé avant tout à travers ce texte
de parler du suicide )
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