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Heureux de te revoir maison paternelle,
Où je fus circoncis,
Et me vis en partance
Pour le collège des hardis.
Heureux de te revoir maison paternelle
Où je tapais dans le ballon,
Au lever du jour,
L'enfant que tu berçait,
Ô tendresses maternelles,
Sait maintenant compter
Jusqu'à un tour.
Je compterait ainsi les jours
Dans ma main;
Voyant hier et aujourd'hui,
Maison chérie ;
Je garderai mon âme
Jusqu'à demain,
Pour que je sois là
Quand tu aura vieillie.
Alors un soleil nouveau
Se lèvera, à l'horizon ;
Et ta vieillesse sera
La jeunesse,
En toute saison.
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