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Nous gravîmes vite, des pentes, des collines;
Puis, nous arrivâmes savamment aux feuillages
Éplorés, renaissants, épargnés par le feu ;
Là, sous une touffe d'herbes ratées de peu ;
Une perdrix pondait ; une perdrix toute rouge.
On entendait au loin, parfois, un coq qui chante;
Tout près la colombe roucoule, elle gémit ;
Et ses chants sont si beaux, qu'on eût dit que l'esprit
Saint est dans sa voix d'or; pour finir tout, nous vîmes
Un oiseau bleu, sur un arbre vert; bec sur plumes,
Semble chasser des poux, ou des mouches, qui sait ?
Plus la scène durait, plus elle se répétait.
Or, sous nos chaussures, la perdrix, rouge et calme;
Qu'on n'a pas vu; était dans son nid, qui repose,
Sans glousse ou rappelle,comme absente du nid.
Nous faillîmes monter sur elle, en son abri;
Nous, pour sûrs, pensions à un oiseau peureux ;
Mais, la perdrix émit un son, son, si affreux ;
Que nous perdîmes nos âmes, nous ramassâmes
Trois oeufs; que dans son nid, très beau, nous replassâmes,
Au son de voix de la poule qui caquette.
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