|
Postérité numérique.
Quand on écrit beaucoup, on se croit prêt à mourir.
Cela paraît un peu fou et un curieux délire.
On cherche en vain à laisser une trace.
En attendant la fin, on erre dans une impasse.
Nous vivons une époque où la notoriété
fait confondre le talent et la célébrité.
Il arrive bien-sûr que les deux soient possibles.
Reconnaissons aussi que tout n’est pas crédible.
Ce constat désolant ne doit pas retenir
chaque plume créatrice et ce qu’elle veut nous dire.
Aujourd’hui les échanges sont en simultané,
en jetant sur la toile des mots et des pensées.
C’est pourquoi toute prose sort de l’anonymat,
pour peu qu’un internaute la clique avec son doigt.
Ouvrez vos cœurs, donnez votre opinion,
enflammez les humeurs, bercez-vous d’illusions.
Vous n’avez peut-être pas des milliers de suiveurs.
Mais affirmez sa pensée peut libérer les mœurs.
Que le ton soit léger ou bien le propos grave,
soyez récompensés de le mettre en partage.
Nul besoin d’entretenir de vaines polémiques,
propagez des poèmes aux élans romantiques.
Faites rêver les gens, des petits au plus grands.
Sublimez votre écran et rendez-nous vivants.
C’est une drôle d’idée mais pourtant c’est le cas,
tout ça vous survivra quand vous ne serez plus là.
Parfois la Poésie doit subir la censure.
Elle trouve son chemin même dans une Dictature.
Alors si les mots s’envolent mais que les écrits restent,
comme les herbes folles, n’ayez pas les mains lestes.
Que vos clameurs résonnent et lancent des éclairs.
Que vos rimes rayonnent et chantent au fil des vers.
Déclaration d’amour ou les cris de colère,
une bonne dose d’humour et des regrets sincères.
Une lune en plein jour, un soleil étoilé,
un ruisseau qui court, la montagne enchantée.
Rire aux éclats, mourir de chagrin,
engager le combat, affronter le destin.
Tout est envisageable quand on prend son crayon.
Taper sur le clavier, mettre en ligne élargira l’horizon.
Pas besoin de convaincre pour transmettre l’émotion.
Car l’âme poétique délivre l’image et le son.
Ecrivez sans retenue en toute sincérité.
Si vous n’êtes pas lus, ne soyez pas vexés.
Le début du bonheur, c’est une première lectrice
ou un unique lecteur qui devient votre complice.
Et si tout semble perdu pour conquérir la Terre,
Rêver dans l’espoir absolu de séduire la Lune.
https://youtu.be/U2kn0Q3UHOc
|