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Divinité, siècle, gêne, fleuve et survies,
Salut à Dieu, Salut, au Siècle et aux vivants !
Nautoniers méditant dans les fleuves de vies,
Qui, tous affichent des péages effrayants !
Des confins d'un monde agité, sans accalmies,
Où, l'enfer est l'enfer, nous viennent des migrants,
On les prend, on les serre, mais des paralysies
Toutes grandes glissent dans des cercueils flottants,
J'ai vu des migrants froids, à la télévision,
Ces rare revenants, racontant, ce qu'ils ont
Vu, l'enfer et l'enfer, Styx et l'Achéron,
Dans les yeux des passeurs, sans compassion;
Est vivant encore, le lointain esclavage;
Je dis Holà, aux esclavagistes de Libye !
Qui financent encore sans Dieu, ces ravages.
De Siècle en Siècle, et toujours, la litanie
Sans fin. Je suis gêné ! Y a -t-il un endroit sûr;
Où me tourner ou me retourner pour vomir?
Mon Dieu ! Le ciel est-t-il encore, ce ciel, peu sûr,
Qu'il était, aux temps durs de traite? Pour finir,
Nautoniers, sans ancre, sans erre, sans radar;
Mariniers, sans sitar, sans phare, sans sonar,
Nous ne sommes jamais, Dieu de nos manœuvres;
Que de fois, le hasard, a scellé nos manœuvres ?
Piroguiers et voiliers, tous ramants, tous rampants;
D'une eau, moins profonde que le grand Achéron,
Dans un Siècle, qui est des plus grands, plus parlants;
La mer a déprimé, même le pharaon,
La terre a ses chutes, la mer a ses bas-fonds;
Hommes tendus, sur les cordages effarants;
Nos peines, nous refont deux, et ce, dans nos longs
Monologues, un être, en deux, se parlent, parlants !
AH Mon Dieu ! Quelles heures nous veulent, ces grelots
Qui hantent nos âmes et talonnent nos oeuvres ?
Couler à pic, nos noms, nous, nos oeuvres et sanglots ?
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