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le samedi 17 novembre 2018, à 11:42. Posté
par soilon
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assis debout couché
tout est dit contenu à peu près
en trois maux trois pensées
c'est le résumé de sa vie
à débit
militant limité
car dès le début du débat
il s'en est tenu
à ce qu'on lui avait appris
lorsqu'à la faveur nouvelle
d'une ombre féroce
poussée là par hasard
un accident dans l'histoire
sous la tombée du soir
mâtiné
jour de bonté
et faucheuse polymorphe
on lui dit c'est la loi de l'offre
qui en redemande
l'heure est venue de rendre compte
des tourments vieux grimés
en des actes manquants
ou des choix à défaire
pour mieux les contrecarrer
alors déjà presque revenant
puisque assez mal en point
peut-être en partie
à cause des rayons-misère
c'est la faute à volte-faire
un rail de lumière
déraille
masculin pluriel
des entrailles de la terre
alors donc ce tue-peur
innocent sûrement et pourtant présumé
comme frappé de stupeur
dévia de sa voie
à la vue
du devis dévidé des vivants
et ne put réprimer de dire
en mourant
tout le bien qu'il pansait
sur la plaie des enfants
puis crut bon d'ajouter
l'air solennel
anciennement militaire
de cas rare
sur un ton un tout petit peu trop
médicamenteux
que le monde est assis
sur la tombe à Monique
ou la bombe atomique
mais personne ne fit montre
malgré l'heure tournante
qu'il avait compris
le message l'intention le mépris
après quoi il rendit
dans un fond de cuvette
l'âme qu'on lui avait prêtée
au commencement du métier
de la vie
la vieillesse triomphante
et l'odeur aussi qui l'emporte
sur les déplaisirs grinçants
l'équilibre part en rouille
rhumatisme hoquetant
et autres petits empêchements
de sorte qu'un râle effroyable
qui sentait l'amidon
et la mauvaiseté
a fini de réveiller tout à fait
monsieur dit le curé
ainsi fait prononcé
rapport à son goût de porter la soutane
en particulier
tenue correcte exécrable
tout du long des soirées privées
que l'on donne en sous-sol
ce qui bien entendu sous-tend
que l'on puisse entrer avec entrain
ou en transe
dans le fleuron joli
de cette académie
et le transformiste d'arguer
au propre comme au transfiguré
que les orgues le narguent
dans le silence opaque des églises de Pâques
infidèle à genoux
sur le parterre par tare partagée
attendant qu'une prière douce
l'attrape l'abatte et le mate
ou encore qu'elle le travestisse
aux instants de confesse
tant et si souvent
implorés attendus espérés
que le verdict sans tact qu'on concocte
en tombe sirupeux
comme une pluie languide
escargots et huiles d'arachide
un peu plus d'anarchie
dans l'alcool et l'alcôve
deux pater trois ave
et puis va
faisons vœu de secret
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