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Désenchantement.
Dans le silence de mon cœur,
se cache le secret de ma douleur.
J’ai beau sauvé les apparences,
je sens le poids de ma souffrance.
La vie est le cadeau précieux
qui doit nous éblouir les yeux.
Les années passent et cette promesse
s’est éloignée dans ma tristesse.
Oui, j’ai eu soif de justice
au prix de tant de sacrifices.
Et j’ai défendu l’égalité
comme une noble et grande idée.
Mais l’adversaire est un coriace.
Il a brisé toutes mes audaces.
A force de flatter l’égoïsme,
Il a tué mon activisme.
J’ai bien encore des soubresauts
pour démêler le vrai du faux.
Les forces du Mal sont si infâmes
qu’elles ont souillé les meilleures âmes.
Le pire c’est de rentrer dans le rang,
rejoindre la meute des courtisans,
renoncer à tous ses idéaux
et planter des couteaux dans le dos.
Ce qu’il advient des réfractaires
dont le défi est téméraire,
c’est un procès en sorcellerie,
une avalanche de calomnies.
Mais je ne me sens plus coupable
face à l’échec inéluctable.
Changer la comédie humaine
attire la foudre et puis la haine.
Le plus dur n’est pas de tenir
avec des fantasmes de martyr.
Mais d’accepter son propre sort,
son quotidien et sans remords.
Et quand viendra le dernier jour,
l’ultime moment de non-retour,
la mort me paraîtra plus belle
et effacera toutes les séquelles.
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