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Quand, tout beau, au dessus du village, il se lève !
La nature et les cœurs vibrent à l'unisson;
Et le soleil, d'un repli de manteau se relève ;
Et l'homme prend la houe et va vers le buisson.
À midi, on entend la voix d'un coq qui chante,
Un mouton attaché, qui bêle follement,
Un pilon de femme, au loin, qui nous remonte,
Un avion au ciel, qu'on voit furtivement.
Des fromagers géants couvrent de leurs mystères
Les ruelles et toits en feuillages épais,
Tandisque l'on entend tout haut les ouvrières
Revenant des prés verts, avec le nectar frais,
Laissant les papillons tout joyeux qui voltigent
Sur chaque tige en fleurs, qui se balance au vent,
Alors; des souvenirs tous-azimuts, nous viennent,
Se bousculant comme jamais auparavant.
Touts les forts différents font l'arbre à palabre,
La compréhension s'installe allègrement,
La sagesse est restée au village de marbre,
Pendant que la ville bout inutilement.
Ici tout le monde a dans la main la fleur bleue,
Je ne vous dirai pas, leur douceur d'artichaut,
Ils ont des pas communs, ils n'ont pas la peur bleue,
Ils ont la vie simple, qui les place très haut.
La sagesse est gravée et dort dans des marbres,
Pendant que la ville bout inutilement,
Les oiseaux volent vers les cimes des arbres,
Au village, l'homme revient des champs, gaiement.
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