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A l'aube née , je viens chanter,
Do , re ,mi , fa , sol sera mon envol,
D'automne quand il tonne,
Lors les vers , je façonne.
Un envol d'hirondelle
Termine la saison d'été,
Le soleil le voilà caché,
Et mon visage pâli.
Tôt levée de mon lit,
Avec l'air qui rafraîchit,
Je pousse la fenêtre de l'ennui
Et vois l'horizon qui fuit.
J'écarte les rideaux qui cache
L'espace et l'air vivifiant
Et je pars de mon regard
Vers d'autres alpages.
Sauvage est cette colline,
A la belle saison parsemée d'églantines,
Endroit où je dépose mes comptines,
Endroit où mes vers se déclinent.
Se conjuguent ici les verbes de passion,
Ceux me donnant l'illusion,
Se posent aussi les jalons
De mes futures passions.
L'aurore s'est couverte de son aube
d'un brouillard flou, bien émouvant,
Et c'est encore dolente
Que je me sens prise par le temps,
Emportée je serai toujours au dedans
Par les splendeurs de la nature,
J'aime ses multiples fioritures,
Cela donne envie d'une toile,
Qui le tout entoile dans ses voiles.
Artiste peintre , oui je copie
Seulement les beautés désirables,
Celles incommensurables,
Qui font rêver d'un nouvel Eden.
Que ce paradis nouveau nous vienne
Pour accueillir l'amour par brassées,
Une réserve de pétales embrassés,
Le souvenir espiègle de journées d'été.
C'est l'aube la plus belle déesse,
Qui quémande à la nature ses caresses
Elle sait inspirer tellement de tendresse,
Que les amants s'étendrons dans l'ivresse.
Ivresse de sentiments partagés,
Flammes d'un amour se consumant,
Fusion de corps incandescents,
Lave rougeoyante se livrant!!!
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