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Belles étaient les fleurs comme des inconnues.
Des mousses en tapis, sous un frêle pommier
Qui nous prêtait un bras pour faire balancier,
Fleuraient la Thaïlande en nous cueillant des nues.
Ni noyaux ni pépins, nulles déconvenues.
Les légumes poussaient sans qu'on ait à bêcher,
S'offraient aussi les fruits pour la soif étancher.
De germes, tous matins, terres étaient repues.
Des serpents nous portaient, sans jonque ni gondole,
Où les nymphéacées faisaient la farandole ;
Ce qui me faisait rire en rejoignant la côte.
Bien plus qu'une promise, un air de nouvelle ère.
Jusqu'à ce que pourrisse, en foulant de sa botte,
Ce rêve de jardin édénique, ta mère.
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