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Sur le dos recourbé du paysan qui tâte,
Je vois la sueur chaude et brûlante courir,
La courbe de son front souverain, tête à tête
Avec les herbes drues qu'il veut ensevelir.
Voulez-vous lui parler ? Il ne fait pas la pose,
Il vous répond tout net, ses mains sur la daba
Et le sol aride. Il n'aime pas tant la prose,
Passez votre chemin, il hait le brouhaha.
Ses outils surannés contre la grélinette,
Il remplit le grenier depuis belle lurette,
Le bel oiseau du ciel ne le détourne pas.
Radieux et rayonnant, ravi, il revisite
Le doux chemin de nos longs champs pour nos repas,
Pendant qu'on est couché, son coeur pour nous bat vite.
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