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https://youtu.be/jhlncTqYdZ4
« Le ferronnier »
Miraient en cette forge, bonnes gents,
Le dôme de charbon incandescent,
Au cœur duquel il a fiché son fer,
Qui, de sombre, sera chauffé à blanc.
Sur l’enclume où sonne son marteau.
Sous les coups précis qui le chahutent.
Ce fer ainsi battu se formera en noyau.
Puis, s’enroulera en harmonieuse volute.
Ainsi fera-t-il naitre de belles tournures,
Qui, savamment, entrent-elles, assemblées,
Deviendront torchères accrochées au mur,
Ou encore, d’une cheminée, les chenets.
Regardez son visage, tout perlant de sueur,
Sur lequel se reflètent, de la forge, les lueurs.
Voyez danser son marteau, tout en bonheur,
En une complainte ruisselante de labeur et de chaleur.
Sans doute en cette forge, gentils badauds,
Vous ressentirez cette alchimique ardeur,
Qu’engendrent, sur le fer, l’air, le feu et l’eau,
Qui fait du ferronnier, un avéré enchanteur
Johan (JR.).
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