|
J’ai vu le froid chemin qui menait au malheur
Virtuose virage au cœur de ces rochers
D’où échappait encore l’odeur des sapinières
Et restait à jamais la peur des souvenirs
Tu entendras encore ces rires compassés
Tous les instants charmants concassés à jamais
Dans un espace vide, au delà des montagnes
Et cette ligne bleue qui ne se peut donner
Tout juste se rêver, la charge des regrets
Cavaliers fous de rage en désir de revanche
Tous ces gueux mitraillés du haut des échauguettes
Où se verse la poix, se renverse le temps
Je les ai observés ces méchants capitaines
Enturbannés de blanc, pourfendeurs de tes rêves
Et la paix qui revient dans ces hivers gelés
Le désastre frappait au delà des vivants
|