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https://youtu.be/bhsKF4Yo14s
« Eloignement » (1)
Dame vous me manquez tant,
Lors de cet obligé éloignement.
Je pleure vos cheveux soyeux.
Je pleure votre sourire joyeux.
Sans votre remuante espièglerie,
Pauvre égaré, assurément je suis,
Me languissant de vos éclats de vie,
Dépossédé âprement de toute énergie.
Comme vieillard fol, je parle seul,
Pour contrecarrer mes désespoirs,
Affichant une frimousse bien veule,
Envahie de pensées bien trop noires.
Ne me laissez point ainsi ma mie,
A me morfondre dans mon ennui !
Venez me rejoindre en cet autre pays,
Où Notre bel amour redeviendra infini.
Johan (JR.).
(À suivre)
Illustration ; « Pavonia » peinture de Frederick Leighton (1830-1896).
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