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https://youtu.be/bhsKF4Yo14s
« Eloignement » (2) (suite)
Regardez ma douce aimée,
La fine proue de ce bateau,
Fendre, de cette mer, les eaux,
Que le vent fait ainsi plisser.
Ce galion vous mène vers moi,
En balançant votre pauvre cœur.
Éprouvant alors, tous vos émois,
En augmentant leurs vives ardeurs.
J’attends au-delà de ces agités flots,
Sur ce sableux rivage sombre et doré,
La venue sur horizon aux nuages acier,
Les voiles qui essuieront mes sanglots.
Votre belle vie, sans regret, vous allez sacrifier,
Pour vivre près de moi en ces épaisses de forêts,
Afin d’y devenir comme moi, un pauvre immigré,
Que notre roi expédie en ces lointaines contrées.
Le seul avenir que nous aurons alors, ici, vous et moi,
Sera celui que notre amour courageusement construira.
Quand je vous verrai débarquer au bout de ce ponton de bois,
Avec, sur vos lèvres vermeilles, votre plus radieux sourire,
Je saurais, assurément que ma cachée espérance, renaitra.
Johan (JR.).
Fin
Illustration ; « Pavonia » peinture de Frederick Leighton (1830-1896).
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