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Je partirai après-midi voir les délices de ma mie
Joie entrevue et formes rondes
Et puis comme un air de Joconde
Suivre les fugues des arondes
J’irai au loin voir les festins
Que me réserve l’avenir
Les yeux pétillants au couchant
Le teint de lait des femmes turques
Pourquoi rester à corps perdu
Dans cette ville pleine d’eau
Et de brouillards et de ruelles
La vie m’appelle et je le quitte
Ce jardin fade et ses roseaux
Tables et chaises en rotin
Ses résédas au teint si pâle
La pluie tombe sur mes larmes
Et puis à force d’oublier
Les vies grises des passants
Je reviendrai pour m’y plier
Au grand sablier de l’ennui
Oui j’en serai bien l’héritier
Ma vie comme une rengaine
Les jours en sont le long refrain
J’aurais voulu prendre ta main
J’ai cru que la terre était ronde
J’aurais voulu un tour du monde
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