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Encore une.
Encore une autre qui s’achève, à chaque jour suffit sa peine.
Toujours cette vieille rengaine, dans la vie c’est marche ou crève.
Ranger les souvenirs, penser à l’avenir.
Pour que revienne une année bonne et heureuse.
Pleine de promesses et d’intentions généreuses.
Les vœux du cœur qui souhaitent le bonheur.
Mettre les pendules à l’heure, peindre le ciel en couleurs.
Ça paraît si dérisoire de fêter le jour de l’an.
En espérant qu’une histoire se transforme soudainement.
Eloigner les tourments, changer le cours du temps.
Pour que s’éteignent l’injustice et la misère.
Trop de violence, la tension et la colère.
Le monde est fou et la terre est en danger.
Provoquer des catastrophes, menacer l’humanité.
Se bercer d’illusions ajoute à la déception.
Quand le sort est cruel, il n’y a guère de solution.
Enchaîner les problèmes et perdre la raison.
Pour qu’il advienne quelque chose qu’on n’attend plus.
Avoir de la veine et ne plus être déçu.
Moins de soucis, quelques instants de répit.
Reprendre goût à la vie, se dire que rien n’est fini.
Mais c’est la mort qui m’obsède pour enfin me libérer
Cette prison existentielle, je ne peux plus résister.
Accepter de partir, échapper au délire.
Pour que survienne ce moment inévitable.
De dire Adieu et enfin quitter la table.
Traiter sans importance ces choses éphémères.
Mourir dans la dignité et quitter cet univers.
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