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L’île est posée dessus les flots
Cages de bois aux mille noeuds
Avocettes
Qui s’envolent au vent tonitruant du large
Marins pêcheurs aux barques bleues
Casiers de bois aux mille brins
Et les mailles
Fragiles entrelacs sans cesse ravaudés
Larges sillons remplis de mer
Évaporés au franc soleil
Poivre et sel
Tous ces tendres cristaux ont le goût des marées
J’irai rouler à bicyclette
Respirer les pins parasols
Est-ce toi
Qui m’enserre la taille au passage du Gois
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