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Ôtons notre masque plein de petits mystères,
Et tissons un réseau d’estime et liberté !
Sur la toile du temps emportant notre sphère,
Il n’y a rien d’aisé pour cacher pauvreté !
L’arc-en-ciel dessine au matin tout un monde,
Qui au soir apparaît visage tout de noir…
Mais que faisons-nous donc dansant dans cette ronde,
N’aurons-nous pas au soir une bribe d’espoir ?
Hors ne convoitons point ce qui est si fragile,
Tout ce qui est léger, comme l’argent aisé,
Qui donnera brise pour ceux conçu d’argile ?
Et qui s’abaissera vers ces êtres paumés ?
Le souhait, le désir, sont biens, entre eux, proche ?
Mais l’envie n’est pas loin de celui qui haït !
Embarquant pour un tour vers des rives fantoches,
Si la route est longue, le vent n’est pas réduit…
Nous sommes vagabonds, mais pas laissés sur touche,
La musique est connue, sans les partitions
Rhapsodie d'un gitan et le jazz de manouche,
Esprit bohémien et ses inventions !
Lors, soucieux marchons sans regards arrières,
Le vent nous mènera vers horizons lointains
Où la raison ne va pas, car marche est altière,
Alors, il n’est besoin de plaire aux citadins !
Le semblant du hasard maraude sur la plaine,
Avançons tous ensemble en nous donnant la main.
Un néant de métal est là près de nos peines,
Limitant l’avancée pour n’atteindre demain !
Lors quoi, n’êtes-vous pas parmi les demiurges ?
Otez les oripeaux qui couvrent tout le corps !
Ce tableau ne vaut pas de quérir thaumaturge,
Tout juste un sourcier pour de l’eau à son bord !
plumedefou
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