|

S’élever au-dessus de la nature,
C’est prendre risque de tomber de haut,
L’humain le plus parfait peut reculer
Au rang d’animal, être humilié !
Là où le pardon s'achève en soupir,
L’homme est encerclé en néant de fer !
L’humain se défait tels rameaux taillés,
Lorsqu’il s’écarte du chemin requis.
Il meure à regret, d’amour affranchi,
En parcours précis, de ses longs tracés…
Il ingère l'eau du fleuve Léthé,
Perdant mémoire du rang ancestral !
Sa violence montant aux créneaux,
Sa haine s’accroit en égorgements.
Lors vient l’oubli de son lourd état,
Suscité d’un vol en écœurements,
L’Éden ce jardin où l’on a péché,
Puis condamné à sueur du front…
Premier meurtre, constat de mortel,
Les humains errent toujours et toujours !
Les roches tombent sur tous leurs détroits,
Et Sisyphe sue de tous ces travaux…
Le voilà courbé, le nez contre sol,
Oui, nous ne sommes que de pauvres vieux !
L’agressivité très sournoisement,
Rampe, nuisible, l’âme consumant,
Ce malgré la nue ressortant du noir.
Et chaque matin, jour est délié…
L'envie de gouter encore une fois,
A ce sein du sol natal, issu du ciel.
Parler de la soif, de la vérité,
Si peur de mourir, vient à vous gagner !
Dernier avis, votre verbe est nul,
Si perles d’argent coulent des yeux,
Et bleu des cieux noircissent le jour,
Fixant le décor au fond du shéol !
plumedefou
|