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https://youtu.be/hOzQh2YOsso?list=RDhOzQh2YOsso
« Epiphanie » une petite histoire qui devint grande !
La galette des rois, avant d’être chrétienne, avait son origine dans les coutumes de la Rome antique.
En ces temps lointains, il était de coutume chez les Romains de voter les lois avec des fèves de couleur blanche ou noire suivant l’opinon qu’on voulait exprimer (blanche = pour ; ou noir = contre)
Aux calendres de janvier, le peuple romain avait pour tradition de fêter durant 7 jours, « Les Saturnales ».
Les Saturnales étaient, comme son nom l’indique, dédiées au Dieu Saturne, maitre des semailles et de l'agriculture. Elles étaient également, pour tous les Romains, l’occasion de manifester une totale liberté ou s’inversaient, sans conséquence, les valeurs morales et sociales. Ainsi les esclaves devenaient maitres et maitres devenaient esclaves et les interdits devenaient permis.
Pour mener « Les Saturnales », on désignait parmi 7 prétendants, un Grand-maître des cérémonies et des festivités par un tirage au sort. Pour cela, dans un gâteau ou même dans un pain, on introduisait 7 fèves, une de couleur blanche désignant le gagnant, et 6 de couleur noire indiquant les perdants.
Le grand maitre ainsi désigné, devait choisir sa maitresse qui, à ses côtés, régnera durant ces 7 jours de fête.
Cette tradition perdura dans le temps en transformant le maitre et la maitresse en roi et en reine même en y ajoutant, au grand dam de la chrétienté naissante, la notion d’enfant roi.
La jeune Eglise romaine combattît énergiquement cette tradition populaire et païenne sans jamais pouvoir l’interdire.
Alors, comme toujours elle sut le faire, avec l’hypocrisie qui la caractérise. Elle déclara sans vergogne que la fève blanche de la galette n’était autre que le symbole de l’enfant Jésus si recherché par les Mages afin de le sacrer roi du monde.
Ainsi la galette ou le gâteau de l’Epiphanie perdit sa symbolique païenne populaire pour devenir allégorique chrétienne des fidèles qui célébrèrent ainsi, l’adoration des rois mages.
Mais, de son origine profane, il y restera au travers des 21 siècles des étincelles qui allument quelquefois de bizarres pratiques.
Ainsi, la première trace écrite de cette fête, nous vient d’un poète anonyme du 13ème siècle.
Il raconte dans son écrit qu’une jolie Dame en son château, qui lui avait donné asile pour la nuit, comme il en était l’usage, elle lui servit un gâteau fait de ses mains dans lequel il y trouva une clef………… je laisse votre imagination deviner la suite.
Ne serait-ce pas de l’écrit de ce poète anonyme du 13ème siècle, que serait venue, à Charles de Perrault l’inspiration pour écrire son conte de « Peau d’âne » perdant sa bague dans un gâteau ?
Tient tient…….comme c’est bizarre !!!!
En tout cas, en Berry, au 18ème siècle, sous l’Ancien régime, dans les villages et les fermes du Vierzonnais, on désignait encore, le jour de l’Epiphanie, par une fève dans la galette, celui et celle qui, durant une semaine, seraient les maitres du monde.
Johan (JR.).
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