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https://youtu.be/c6fVO936zgw
« Je suis un Pierrot »
Je suis celui au visage blanchi à la farine,
Assis en équilibre sur un croissant de lune.
Je déclame des vers à ma belle colombine,
Ayant au coin de l’œil, la larme d’infortune.
Ma gaieté a perdu, goutte à goutte, son sang,
Tachant de rouge, mon beau costume blanc.
C’est là, à cette tâche, que s’étiole mon cœur,
Étouffé sous le poids de mes infinis malheurs.
De cet accablement, je finirai par en mourir,
Si, ma belle n’aperçoit pas ma haute détresse,
Avant que je me noie dans le flot de tristesse,
Toute préoccupée qu’elle est de ne point vieillir.
Je suis un Pierrot comme il y en a beaucoup,
Amoureux fou d’un cœur qui penche ailleurs,
Et dont les poèmes ne sont que perles de cou
Faisant, de la beauté de sa belle, juste un atout,
Sans pour autant, de son amour, en fixer la demeure.
Johan (JR.).
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