|
Une larme de rosée est restée accrochée
A ma paupière palpitante de ce matin,
Un frissonnement me gagne également,
L'aube s'est levée plus belle que hier.
Mon regard s'est posé sur la rose d'été,
Avec ce papillon bleu elle a tendrement flirté,
J'avais encore mon regard ensommeillé,
Je ne l'ai vu, viens me faire pardonner.
Car omettre de voir la beauté est fauter,
Délit qui doit aussi se faire pardonner,
On ne peut garder toujours les yeux embrumés,
Il faut savoir grands les ouvrir et admirer.
La beauté claire est souvent , pourtant éphémère
Parfois elle surgit à la lumière d'une clairière
Ou naïade elle surnage légère dans l'eau scintillante,
D'une source qui palpite au rais de chaleur d'un soleil.
Allons là ensemble au pays des merveilles
Poser des regards profonds auprès des muses,
Ne manquons pas d'admirer ces faiseuses de beautés,
Restons toujours dans les rayons de clarté apportée.
|