En un mot commençant.

 

Mes poèmes - Liens - Moi

 

à la rue.

le jeudi 10 janvier 2019, à 17:51. Posté par Pascal


à la rue.

La détresse sociale est une sombre prison.
Elle bouche l’horizon sans barreaux ni matons.
Enfermée dans sa tête et en perte de repères,
elle souffre de l’exclusion et affronte sa galère.
Pas facile d’être une femme au ban de la société
dans un système infâme qui tue l’égalité.
Il faut trouver un toit, à manger, un travail,
avoir confiance en soi : le défi est de taille.
Avec le temps qui passe, sa volonté s’étiole.
Usée, de guerre lasse, elle croit devenir folle.
Est mise à rude épreuve même sa féminité
pour ressembler encore aux canons de la beauté.
Alors son amour-propre est aussi malmené.
Elle finit par douter de son humanité.
L’esprit est moins lucide et le corps se dégrade.
A force d’être rejetée, c’est sa fierté qu’elle brade.
Rongée par le stress, la peur du lendemain,
elle repousse sans finesse quand on lui tend la main.
La rue, au quotidien, a aussi ses défauts.
Elle est impitoyable, ne fait aucun cadeau.
La marginalité est une lutte sans merci.
Il n’y a aucun vainqueur mais que des sans-abris.
Même si des prédateurs ont l’air mieux lotis,
Ils font partie aussi du monde des démunis.
C’est tellement humiliant d’être vue comme une cloche,
d’avoir aussi perdu l’attention de ses proches.
Toutes ses qualités sont enfouies dans sa chair.
Elle endure son errance et choisit de se taire.
Pas simple d’imaginer une lueur d’espoir
quand les vicissitudes affectent votre histoire.
Comment trouver la force de remonter la pente,
sauver sa dignité, repousser une mort lente.
Ayant connu les joies de la maternité,
C’est un plus grand malheur qui frappe sa destinée.
Chômage et expulsion sont une forfaiture.
Aucune compassion, sa vie devient plus dure.
L’argent vient à manquer. Elle va droit dans le mur,
entraînant dans sa chute toute sa progéniture.
Vous pouvez la juger et lui jeter la pierre.
Savons-nous qui demain aura un genou à terre.
Une vie bien rangée, au bonheur confortable,
se trouve soudain frappée d’un sort redoutable.
Elle semble s’accrocher, elle est juste suspendue.
Sas jours sont comptés, la voie est sans issue.
L’espoir n’a plus sa place quand vous touchez le fond.
La misère est toxique, un dangereux poison.
Elle refusait pourtant de s’avouer vaincue.
Elle rejoindra bientôt les morts de la rue.

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
debbie le jeudi 10 janvier 2019, à 18:13
Bonsoir Pascal, quel touchant et profond poème. Pour savoir écrire un tel texte il faut beaucoup d'empathie pour les gens... Quand je le lis je me demande où va la société d'aujourd'hui. Cette détresse sociale est en effet une bien sombre prison... Merci d'essayer de l'éclairer par tes mots pour que tout cela ne reste pas qu'on sombre secret au fond d'une rue.
Belle soirée
Avec mon Amitié
Debbie

mariepaule le jeudi 10 janvier 2019, à 21:53
Bonsoir Pascal

La détresse sociale mène vers la misère et de plus en plus d'êtres humains vont rejoindre le flot déjà malheureusement très important.
Quand cela va t-il finir?

Je pense que nous ne devons plus mettre d'enfants sur terre, car plus de la moitié de ce qui vos naître, seraont des prisonniers de la misère mais aussi de ce fait deviendront intelctuellement bête, et ne pourront pas devenir autres que des miséreux...

L'avenir est devant nous, certe mais elle n'est pas jovial pour nos futurs générations et même pour celle de maintenant, à moins de s'appeler Riche et non pauvre...

Amicalement
Marie

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet