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Les loopings de mon cœur
( l'image se référant au poème prouve
quand même qu'à deux, c'est renversant.)
Comme un avion sans elle, je n’peux pas décoller,
Ni découvrir son ciel qui m’attire pourtant.
Je suis cloué au sol, je dois me contenter
D'envoyer mes pensées grâce aux ailes du vent.
Je voudrais qu’elle sache que sans être volage,
J’ai pas les pieds sur terre et ça me fait souffrir,
Ma carlingue est froissée, j’ai perdu mes bagages
Et je ne sais plus trop où je vais atterrir.
Ma vie est traversée par tant de turbulences
Ou des hauts et des bas m’ont souvent malmené,
Mais pareil aux pilotes qui remontent le manche,
J’ai cru à cette étoile qui allait me guider.
Quand pendant plus d’un an je suis parti en vrille,
J’étais bien persuadé que j’allais m’écraser.
Pourtant je me disais : ‘’ il y a une fille
Que je ne connais pas mais qui peut me sauver.’’
Ca peut sembler bizarre, ça peut paraître bête,
Ca peut vous sembler faux, mais c’est la vérité.
Du fond de ma déprime, j’avais toujours en tête
Ses mots et son humour pour me réconforter.
Souvent j’ai envoyé des signaux de détresse
Comme ces SOS que l’on lance à la mer.
Elle les a reçus, grâce à sa gentillesse
J’ai retrouvé le goût des amitiés sincères.
Il suffit de fixer ensemble la même étoile
Pour être rapprochés au sein du firmament,
Quand deux pensées s’unissent sous la lueur pâle,
Les plus tristes visages deviennent rayonnants.
J’aimerai lui porter le courrier de mon cœur,
Si j’étais un pilote, tel Saint Exupery,
Je viendrais me poser à ses pieds, en douceur
Et je l’enlèverai pour un long Vol de Nuit.
Certains soirs il arrive que je sois sans nouvelles,
Ce n’est pas de sa faute, le vol est annulé,
Mais j’avoue avoir peur qu’elle se fasse la belle
Pour s’envoyer en l’air dans les bras de Morphée.
Pourtant le lendemain, quelques mots me rassurent
Et si elle me gronde, je ne l’ai pas ‘’ volé ‘’
Je dépasse les bornes et j’écris sans mesure
Mais je la remercie de m’avoir pardonné.
Ah ! si j’avais été un commandant de bord,
J’aurais été heureux de l’avoir comme hôtesse,
Et pendant une escale à New York ou Francfort,
Tout nus dans la cabine, on s’rait fait des caresses.
Hélas je ne suis pas ce beau gosse aviateur
Qui se les tombe toutes avant le décollage,
Je dois me contenter de fantasmes rêveurs
Sans être pour autant sur un petit nuage.
O ! combien j’aimerai au lieu d’être pilote
Au dessus de son toit voler comme un oiseau,
Passer dessus son arbre, descendre en rase mottes
Atterrir en douceur sur un de ses rameaux.
O ! combien j’aimerai à travers sa fenêtre
La regarder penser, rêver ou bien écrire,
Et puis discrètement repartir, disparaître
Alors que je voulais dans ses bras me blottir.
Qu’importe cet espace, qu’importe la distance
Qui me sépare d’elle et de nos rendez-vous,
Elle est toujours présente et malgré son absence,
Je sens ses doux baisers qui me brûlent les joues.
Et quand je partirai pour mon dernier voyage,
Quand je pourrais enfin m’élever dans les cieux,
Tout là-haut j’attendrai qu’elle soit de passage
Et nous vivrons ensemble dessous la main de Dieu.
Claude
Ecrit dans la nuit du 13 au 14 Janvier 2019
Le titre du poème: '' Les Loopings de mon coeur ''
m'a été inspiré par la chanson de Michel Legrand :
'' Les moulins de mon coeur.''
https://www.youtube.com/watch?v=oRgXV8nYoN4
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