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https://youtu.be/3tU17vMhRog
« Cet hiver-là »
Cet hiver-là, bien longtemps, trainera !
Il perlera, d’argent les herbes arasées,
En glaçant les ténues gouttes de rosée,
Mutant en bijoux les toiles d’araignée.
Le silence, venant de la vie endormie,
Enfantant ainsi, un enveloppant éther,
Se mariera avec la longueur de la nuit,
En une étreinte, entre le temps et l’air.
L’allée forestière, en été, si ombragée,
Sera, de feuilles rouillées, encombrée,
Laissant voir d’éparses flaques d’eau,
Sur lesquelles se reflétera le ciel pâlot.
Flaques qui, en cette tombée de nuit,
Seront éclairées par un halo de lune,
Pour servir à belle fée de miroir joli,
Et d’abreuvoirs aux biches craintives,
Comme le veulent les vieilles coutumes.
Moi, je cheminerai sous le nu des arbres,
Qui s’apparenteront à de hauts squelettes,
En luttant contre cette froideur de marbre,
Qui glacera doucement mon cœur et mon âme,
Me transformant, ainsi, en un glacial prophète.
Johan (JR.).
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