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Ce petit ru qui s'écoule lentement
Réclame aussi son eau étincelante
Et doucement se glisse son cours,
Comme un parfum discret d'amour.
Il sinue dans la forêt de pins
Et persiste grâce aux pleurs de son chagrin,
Il a perdu le court de son propre amour,
Et ne peut former lui de longs discours.
Se suit le fil , le courant du jour,
Sans ces longs discours , que tout recouvre,
Son reflet est pourtant azur dans l'eau,
Et d' partager son paysage , il est dispo.
Quand se mirent en lui les nuages,
En un très beau partage,
On se demande qui est l'otage,
Du ruisseau ou de l'eau.
Il serpente dans la pente et se précipite
Dans le lit couvert de tendresse,
Car moi, à ce petit ru , je m'adresse
Et aimerais lui offrir mes caresses.
Son eau est froide et mes paroles roides,
Me manque au coeur un phare,
Pour le rejoindre dard dard,
Le crépuscule s'est couché...
Et la plaie reste béante,
De ce temps qui appréhende
Ces minutes précieuses
Ces minutes minutieuses.
J'aime entendre le chant du ru,
Un chant léger qui n'est pas dru,
Le ru attend nouvelle crue,
Pour se gonfler d'importance,
En un flot sans équivalence.
Je suis repassée par là
et quel fut mon étonnement,
Le ru transformé en ruisseau
N'arrivait plus à suivre son flot...
Il attendait de nouvelles berges
Pour toute cette eau qu'il héberge,
Point trop n'en faut,
Vers ce flux a présent tout converge.
Il a, à présent des verges d'or
Pour compléter son décor,
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